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2007/3/29

On Peut Toujours Rêver

 
"... Mais il n'existe pas d'amitié
 sous contrat".
2007/3/27

Mon Amour...

 
Quand j'ai aperçu tes yeux
Si bleus
J'ai ressenti un choc
Pas en toc
Tu es pour toujours
Mon Amours

© Jamil Zaïani

 
2007/3/26

"Ma tête, mon coeur..."

Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles,
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel,
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille,
Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon coeur et mes couilles.

(extrait de Grand Corps Malade)

6ème sens

 

La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent,
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances,
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat',
On est quelques sourires à partager notre insouciance.

C'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi,
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène,
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie,
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes.

Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule,
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y'a trop de pensées qui se bousculent,
Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent,
" Votre fils ne marchera plus ", voilà ce qu'ils ont dit à mes parents.

Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle,
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion,
Un monde où être autonome devient un objectif irréel,
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention.

Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations,
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation,
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité,
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés.

On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer,
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer,
Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin,
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain.

Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant,
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement,
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas,
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas.

C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance,
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage,
Une frontière étroite entre souffrance et espérance,
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage.

Quand la faiblesse physique devient une force mentale,
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment,
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital,
Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement.

Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation,
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre,
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction,
Ce 6ème sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.

© Grand Corps Malade

2007/3/25

Surdoué...

 
"L'enfance des surdoués est ennuyeuse.
 La société est conçue pour faciliter l'existence de ceux qui se conforment à un moule que l'on appelle la normalité. Certains s'écartent de la grille officielle par rébeillon, incapacité à s'insérer dans le cadre établi, ou par jeu. Celui qui est plus doué que la normale vit un autre scénario : il est condamné à cotoyer des êtres moins subtils qui ont le pouvoir de lui dicter ses actes. Il traverse la période de sa jeunesse avec un sentiment de décalage permanent et un désir de grandir au plus vite afin de pouvoir enfin agir à sa guise et montrer de quoi il est capable. En attendant, il souffre en permanence de la lenteur de son entourage...
 

© John Lennon, Rolling Stone, 21 janvier 1975

2007/3/24

Déclaration d'Amour sincère

"Ma libéralité est aussi illimité que la mer,
et mon amour aussi profond :
plus je te donne et plus il me reste,
car l'une et l'autre sont infinis."
 

© Jamil Zaïani

Le chagrun

  "Un chagrun raisonnable prouve l'affection ;
mais un chagrun excessif prouve toujours un manque de sagesse."

"Eloge de la différence"

    L'une des tâches les plus importantes de notre temps, et sans doute de tous les temps, est d'abolir le mépris, d'enseigner l'importance vitale des différences entre les hommes.
    Les variations entre individus sont une nécessité pour qu'une espèce s'adapte aux modifications de son milieu, pour qu'elle perpétue malgré les agression, diverses qu'elle subit.
 
    Grâce à une subtile différence, tel individue saura résister à une épidémie alors que tel autre y succombera. Or, il n'y a et il n'y aura jamais (hormis les vrais jumeaux) deux individus identiques. Chaque être humain est unique.
    L'avenir de l'espèce, sa capasité d'adaptation, d'évolution biologique passe par la conservation jalouse de cette diversité. L'uniformisation conduirait au déclin, puis à la dégénérescence et à la mort. L'idée de "race pure" est donc un non-sens biologique.
    Par analogie, l'évolution culturelle de l'humanité passe par une préservation jalouse des diversités intellectuelles des individus et des groupes etniques. Elles lui ont permis de s'adapter aux conditions les plus différentes et les plus rudes. Elles lui permettront de s'adapter aux nouvelles structures, notamment à celles socio-économiques qu'impose la technologie moderne.
    La liberté de pensée ou d'opinion, le libre exercice des cultes, ne sont que la libre expression des diversités individuelles. Elles sont le levain d'une humanité constamment en marche.
    Ici encore, uniformisé serait l'équivalent de mort.         
     
    Je n'aime pas le mot de tolérence car il implique déjà une sorte de refus péniblement refoulé, une sorte de résignation.
    Les différences entre les êtres ne doivent pas être simplement tolérées; elles doivent être admises, encouragées, cultivées en pleine conscience des richesses inestimable qu'elles apportent.
 

© Jean Dausset, Le courrier  de l'UNESCO, sept. 1982